Du 14 au 23 octobre 2026, la Société de patrimoine Eau et Assainissement en milieux Urbain et semi-Urbain (SP-EAU) a conduit, avec le cabinet Mauritanian Consulting Group (MCG) et les acteurs locaux, une mission de reconnaissance et de collecte de données dans 75 centres semi-urbains répartis dans les cinq régions du Togo.
Améliorer durablement l’accès à l’eau potable dans les centres semi-urbains du Togo : telle est l’ambition du Projet d’approvisionnement en eau potable de certains centres semi-urbains (PAEP-CCSU), financé avec l’appui de la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA). Le projet prévoit la réalisation d’études de faisabilité technique, d’avant-projets sommaires (APS) et d’études d’impact environnemental et social (EIES), autant d’étapes indispensables à la préparation et à la programmation des futurs investissements.

C’est dans cette perspective que la SP-EAU a organisé, du 14 au 23 octobre 2026, une mission de terrain couvrant 75 centres semi-urbains à travers le pays. Conduite par Abdellah Mokhtar Sow, chef de mission du cabinet Mauritanian Consulting Group (MCG), attributaire des prestations d’études, cette opération a mobilisé les équipes techniques de la SP-EAU, en sa qualité de maître d’ouvrage, ainsi que les autorités et les acteurs communaux des localités concernées.
Au-delà de la reconnaissance des sites, cette mission a constitué une première étape de concertation avec les territoires bénéficiaires. Elle visait principalement à confirmer les localités concernées, à recueillir les premières données de terrain et à réunir les informations techniques nécessaires à la conduite des études. Il s’agit de mieux appréhender les réalités propres à chaque centre afin de concevoir, à terme, des solutions d’approvisionnement en eau potable adaptées aux besoins des populations, aux caractéristiques des sites et aux contraintes locales.
Les 75 centres retenus sont répartis dans les cinq régions du Togo : 20 dans la région Maritime, 14 dans les Plateaux, 14 dans la Centrale, 14 dans la Kara et 13 dans les Savanes. Ces localités présentent des profils démographiques variés, avec des populations allant d’un peu plus de 1 500 habitants à près de 20 000 habitants pour certaines d’entre elles, notamment Nayega, Tambonga et Kpogan. Cette diversité constitue un paramètre important pour évaluer les besoins et dimensionner les futurs systèmes d’approvisionnement en eau potable.

Les prochaines étapes seront consacrées à l’approfondissement des études et à la poursuite de la collecte de données, notamment au moyen d’enquêtes auprès des acteurs locaux et des populations bénéficiaires. Ces consultations permettront de mieux cerner les besoins en eau, les habitudes de consommation, les attentes des communautés et les contraintes propres à chaque localité. Autant d’éléments qui contribueront à éclairer les choix techniques et à orienter les investissements futurs.
À travers le PAEP-CCSU, la SP-EAU poursuit son action en faveur d’un développement équilibré des infrastructures d’eau potable sur l’ensemble du territoire national. La pertinence des investissements de demain se construit dès aujourd’hui, à partir d’une connaissance approfondie des territoires et d’une prise en compte attentive des besoins des populations.